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Les nanosciences ont épousé les atomes froids
09/02/2012 12:21:00
Un nouveau Domaine dâ??intérêt majeur régional est né ce 6 février. Réunissant deux DIM ayant mené jusque-là une vie séparée, il concerne 1.700 chercheurs.
Lâ??amphithéâtre Buffon de lâ??université Paris Diderot â?" Paris 7 a pris des allures de salle des mariages ce 6 février. Rempli jusquâ??au dernier rang, il a servi de décor à lâ??union entre chercheurs issus des nanosciences et ceux spécialistes des atomes froids.
Jusque-lÃ, ils coexistaient sous la forme de deux Domaines dâ??intérêt majeur (DIM) distincts, label que la Région a créé en 2005 pour soutenir le plus efficacement possible la recherche en Ã?le-de-France. Désormais, ils n'en forment plus qu'un.
Un réseau au deux prix Nobel de physique
Cette fusion doit permettre de mutualiser les forces et de répondre à de grands enjeux de société en matière dâ??environnement, de santé, dâ??énergie ou encore de technologie de lâ??information. En chiffres, ce tout nouveau DIM, baptisé « Des atomes froids aux nanosciences », fédérera un réseau composé de :
23 organismes de recherche et dâ??enseignement supérieur, dont 12 universités, 3 organismes de recherche et 8 écoles2 centrales de nanotechnologies nationales320 équipes réparties dans 109 laboratoires de recherchePlus de 1700 chercheurs permanents, dont deux prix Nobel de physique : Claude Cohen-Tannoudji (1997) et Albert Fert (2007).
Au nombre de 16, les DIM visent à mettre en réseau des équipes de recherche travaillant sur une même thématique. Pour qu'elles aillent plus loin, plus vite. Et cela, dâ??autant plus facilement que la Région leur apporte une aide financière.
La nouvelle entité sera surtout un moyen de faire évoluer les technologies existantes, en confrontant les connaissances issues des nanosciences et celles provenant des atomes froids. Un exemple est celui de lâ??horloge à fontaine dâ??atomes froids, installée entre les murs de lâ??Observatoire de Paris (14e). Réputée la plus précise au monde, avec une erreur sur la mesure du temps dâ??une seconde sur 100 millions dâ??années, elle mesure aujourdâ??hui plusieurs mètres de haut. Dans lâ??avenir, le recours aux nanosciences laisse entrevoir sa miniaturisation à lâ??échelle de la puce. Mais les nanosciences peuvent aussi beaucoup attendre des atomes froids.
« Grâce à leur étude, nous allons notamment pouvoir comprendre des phénomènes propres aux matériaux solides qui demeurent inexpliqués à lâ??heure actuelle, espère Sylvie Rousset, coordinatrice du DIM « Des atomes froids aux nanosciences ». Dans le domaine de la nanochimie entre autres, on peut envisager de créer des capteurs qui transportent plus efficacement lâ??énergie solaire ». Photos : © Ifraf
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