La Voix de Paris
13/12/2017

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Hier soir à Paris… Depeche Mode

04-12-2017
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Actualite Actualite Hier soir à Paris… Depeche Mode
Dave Gahan s'approche de la présence scénique de Mick Jagger pour notre journaliste Benjamin Locoge.
Wenn/ABACA
Le trio de Basildon faisait de nouveau étape à Paris dans le cadre de son Global Spirit tour. Et a retourné Bercy.

Que les choses soient claires : Depeche Mode n’est définitivement pas un groupe de stade. A force de concevoir des productions scéniques uniquement faites pour des salles de taille moyenne, type Bercy, on s’ennuie pas mal dans les stades avec Depeche Mode. Beaucoup de spectateurs étaient sortis déçus de leur date au Stade de France le 1er juillet dernier, le gigantisme du lieu n’étant pas adapté à la musique des Anglais. Hier soir pourtant, Depeche Mode revenait dans la capitale dans un Bercy complet depuis des mois. Et survolté dès la première minute du show. A 20h45, Dave Gahan s’installe au milieu des écrans pour lancer «Going Backwards » devant des projections très Pollockiennes. Démarrage en douceur, progressif qui permet au groupe d’exploser sur «It’s no good». Gahan tombe la veste, sourit à son complice Martin L. Gore et va faire le show à lui tout seul.



Voix puissante, gestuelle théâtrale, danses envoutées, il donne le tout pour le tout, ne ménageant surtout pas ses efforts. «Barrel of a gun», puis «A pain that I’m used to» posent les bases d’un concert résolument sombre et rock. Les trois Depeche Mode et les deux musiciens ont beau connaître toute les ficelles du métier, ils n’en demeurent pas mois une véritable machine de guerre. Pas besoin d’écrans géants pour les voir, ici le sentiment de proximité est réel et on pourrait presque croire que Depeche Mode se produit dans un club. Après «Useless» (troisième extrait de l’album culte «Ultra» sorti en 1996), «Precious » fait son retour dans le répertoire du soir.



Depuis la première partie de la tournée, Depeche Mode a allégé son set des chansons les plus récentes au profit de raretés comme celle-ci, qui pétrifient les fans de bonheur. Dans les gradins, personne ne peut s’asseoir. Rares sont les groupes en France déclenchant de telles passions, une telle ferveur, donnant le sentiment que l’intégralité de la salle est au diapason. Même sur la nouveauté « Cover Me», Depeche Mode scotche le public grâce à une vidéo impressionnante où Gahan joue un cosmonaute paumé. Martin Gore, comme Keith Richards chez les Stones, prend ensuite le micro le temps de deux chansons comme souvent crépusculaires. «Insight», puis «Home» (deux autres extraits de «Ultra») cristallisent l’émotion de la soirée. Le public reprend longuement le refrain en chœur. Gore ne dit mot, laissant Gahan profiter de l’ovation méritée.



Une véritable autoroute à tubes
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